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Portraits
Rendre la géomatique accessible
Aude Sourisseau rêvait de travailler dans une réserve naturelle en Afrique. La géomatique lui permet aujourd’hui d’approcher la nature et ses enjeux autrement, par la donnée et les cartes.

Monsieur le maire est géomaticien
Franck Touyaa endosse avec brio plusieurs casquettes : responsable SIG, professeur, membre de l’Association des Ingénieurs Territoriaux de France...<br />Depuis septembre, il ajoute celle de maire.

Le SIG : témoin du passé, du présent, du futur
Mary Juteau semble avoir toujours avidement recherché la transversalité des disciplines et des échanges. C’est donc en toute logique que la géomatique lui sied à merveille, décloisonnant à souhait les métiers. C’est dans le jardin familial ou en pleine nature du pays nantais que Mary Juteau passe le plus clair de son enfance. Dès l’école primaire, elle se passionne pour les cartes qui « l’aident à comprendre le monde ». Rigoureuse et exigeante, elle intègre la section sport études au collège, pratiquant jusqu’à trois heures de danse par jour. Au lycée, elle mise sur le bac S ; considéré alors comme la filière d’excellence ouvrant toutes les portes. Sans oublier la danse qu’elle sélectionne en option, avec les arts plastiques. « J’avais déjà besoin de cette transversalité en m’ouvrant à différentes disciplines », admet Mary Juteau. Bac en poche, cette envie la conduit en licence, puis en maitrise d’archéologie où elle suit des…

Marie Bocquillon, la géo en héritage
À 30 ans, Marie Bocquillon s’épanouit dans sa nouvelle vie en Mayenne. Elle y épaule les agents des Coëvrons dans leurs missions avec sa palette d’outils SIG. Une passion pour la géo transmise par sa mère. C’est en Seine-Saint-Denis que Marie Bocquillon grandit. Le temps des vacances, cette pure citadine découvre la France et l’Europe, voyageant avec ses parents en voiture-camping. Passionnée de guitare, elle intègre une section musique dès son entrée au collège, jusqu’au lycée. « J’ai de très bons souvenirs des heures passées à jouer avec l’orchestre, qui regroupait toutes les classes, créant entre nous un bel esprit de camaraderie », se remémore-t-elle. Son bac ES en poche, c’est sa mère, titulaire d’une maîtrise en Géographie, qui la convainc de suivre cette voie. En 2012, elle intègre l’Université Paris-Sorbonne pour suivre une licence de Géographie et Aménagement. C’est là qu’elle découvre la cartographie avec un professeur qui…

Benjamin Lallement, une soif d’expertise et de transmission
Benjamin Lallement n’a jamais été de ceux qui hésitent dans leur orientation professionnelle. Enfant, il cultivait déjà une passion pour les cartes. La partager est devenue une évidence. Benjamin Lallement passe une enfance bucolique au coeur de la drome provençale, admirant depuis le jardin familial les oliveraies des environs et, à l’horizon, les chaînes des montagnes ; l ’amenant à s’intéresser de près à la géographie. « Dès que j’ai su lire, j’ai éprouvé une fascination pour les cartes, pour leur esthétisme et leur utilité », se souvient-il. D’ailleurs, un peu plus tard, il réalisera son stage de 3e chez un géomètre : « je passais mes journées à dessiner des plans de parcelles au rotring ». Au lycée, il s’oriente vers la série ES « qui compte le plus d’heures de géographie ». En 1998, son bac en poche, il part pour Grenoble afin de suivre un DEUG de géographie. Mais ce n’est véritablement qu’au cours de sa licence de…

Jonathan Sidgwick, jamais à court d’idées ni de projets 
Petit, Jonathan Sidgwick se rêvait prof de biologie. Il a finalement jeté son dévolu sur un poste de géomaticien qui sied à sa personnalité et à son caractère du Sud-Ouest… Né à Londres, Jonathan Sidgwick a passé son enfance dans la douceur de vivre du Tarn-et-Garonne. Brillant élève, il ambitionne très tôt de devenir enseignant en biologie. C’est ce qui le conduit, après l’obtention de son bac scientifique en 1996, à s’inscrire dans cette voie à l’Université Paul Sabatier de Toulouse et d’y rester jusqu’en Master 1. « Contrairement à ce que l’on peut penser, la biologie est une filière riche d’enseignements divers et variés », considère Jonathan Sidgwick. Cependant, au fil des semestres, il finit par renoncer à candidater au concours d’enseignant, préférant s’engager dans la géomatique. Faisant force de persuasion, il décroche un stage dans le laboratoire CESBIO à Toulouse, afin d’étoffer et parfaire son CV dans cette filière…

Seckou Sadio, jamais à court d'idées et d'envies
Enfant, Seckou Sadio ambitionnait de partir vivre loin de son Sénégal natal, au Texas. C’est en France qu’il a atterri. Il n’en oublie pas pour autant ses origines… Aîné d’une fratrie de huit frères et soeurs, Seckou Sadio a passé sa petite enfance à Goudomp, une commune sénégalaise sur la rive gauche du fleuve Casamance. « J’ai très tôt rêvé de découvrir le monde », se remémore-t-il. Vers l’âge de 12 ans, il s’entête à vouloir arrêter l’école et ses parents l’envoient chez un oncle habitant un village éloigné. « Les conditions étaient plus difficiles qu’en ville, je parcourais huit kilomètres à pied pour me rendre à l’école. En fin de journée, je travaillais dans les champs. Cette expérience a forgé mon caractère et mon envie de me dépasser », commente Seckou Sadio. Son exode rural prend fin pour son entrée au lycée. Les années passent, Seckou Sadio ne compte plus les heures à étudier. Son assiduité finit par payer :…

Mélanie Nossant, avancer, quelle que soit la difficulté
Du 28e Groupe Géographique à CartONG, Mélanie Nossant a une vie aussi riche que remplie. Fonceuse, elle déborde d’énergie. Mélanie Nossant a passé ses quatre premières années de vie dans l’orphelinat de Rangsit Babies Home, en Thaïlande. Adoptée par un couple de Français, elle passe la suite de son enfance à Nice. C’est non sans difficulté qu’elle se frotte à une nouvelle culture et à une gastronomie bien différentes. « Au goûter, j’avais l’habitude de manger du riz au poulet, pas de biscuits sucrés. Du coup, j’étais un peu considérée comme une extraterrestre à l’école, d’autant que j’étais asiatique ; ce qui était rare à cette époque », raconte-t-elle. Les apprentissages ne sont pas plus simples, d’autant qu’elle ne parle pas un mot de français à son arrivée. Mais elle s’accroche et progresse peu à peu. À 17 ans, lors de la semaine des métiers, elle découvre l’Armée de Terre. Cet univers l’intéresse et…

Jennifer Gangloff, le SIG découvert par un heureux hasard
Longtemps, Jennifer Gangloff a souhaité devenir professeur des écoles. Au détour d’un cours, sa découverte des SIG a quelque peu modifié son plan de carrière… De son enfance castelroussine, Jennifer Gangloff n’en garde que de doux souvenirs ; un temps, à construire des cabanes et des parcours d’obstacles dans le jardin familial. Élève brillante et discrète, elle s’imagine institutrice. Au lycée, elle suit la filière scientifique. Une fois bachelière, elle entame un DEUG de géographie à l’Université de Châteauroux, puis une licence de géographie à l’Université de Limoges afin de remplir les conditions de participation au concours externe de professeur des écoles. Au détour d’un module, elle découvre les SIG. « Au-delà de la cartographie, j’ai été bluffée par les possibilités qu’offre cette discipline. J’ai immédiatement été séduite »,…

Carine Stolz, rien n'est tracé, tout se décide
Carine Stolz n’a pas peur de changer de région pour un nouvel emploi et vice versa. D’une certaine façon, cela comble son besoin d’approcher de nouvelles cultures. Le moins que l’on puisse dire c’est que Carine Stolz aura vécu une petite enfance atypique : trois ans à Hong-kong, quatre à New Delhi, avant d’atterrir à Mouans-Sartoux (06) à l’âge de huit ans. « Cette commune arborait une politique écologique avant-gardiste pour l’époque, avec une sensibilisation écocitoyenne et une cantine bio et locale dans les écoles ». Au collège, elle intègre la section européenne, l’amenant à voyager en Italie. En 3e, la jeune provinciale, comme elle aime à se décrire, débarque dans la Capitale. En 2002, après un bac scientifique, elle rejoint les classes préparatoires aux grandes écoles BCPST. À l’issue des concours, elle est reçue à Bordeaux Sciences Agro pour suivre la formation d’ingénieur Agro-Environnement. Sa nouvelle…

Christine Wacta, oser bousculer sa destinée
Christine Wacta n’a pas pour habitude de planifier. D’opportunité en occasion provoquée, elle prend la vie comme elle vient, sautant d’un pays à l’autre. Et cela lui sied plutôt bien. C’est à Zoétélé au Cameroun que Christine Wacta vit une enfance heureuse en compagnie de ses dix frères et sœurs. Elle craint juste les bancs de l’école par peur de la bastonnade. Régulièrement, elle prête main-forte à son père qui, détenant la plus grande épicerie locale, est devenu le ravitailleur de la région. « Pour fêter la Sainte Christine et mon anniversaire, j’avais l’autorisation et la chance de pouvoir me servir dans les rayons, se remémore-t-elle. Le dimanche, toute la famille se rend à la messe et une fois par mois, nous pausions endimanchés devant un photographe ». À 18 ans, elle décroche son bac et son père lui conseille d’embrasser une carrière de médecin. Sans grande conviction, elle candidate en métropole et se voit reçue...…

Guillaume Malaterre, un rêve de montagnes
Guillaume Malaterre suit sa destinée professionnelle dans le Jura, avec la volonté de rendre les données résolument plus accessibles et exploitables par tout à chacun. Enfant, Guillaume Malaterre s’ imaginai t vivre dans les montagnes, et particulièrement celles du Doubs. C’est curieux, car il est plutôt citadin, originaire d’Orléans et grandissant à Villeneuve-D’Ascq, dans le Nord. Son bac ES en poche, il s’oriente en géographie à l’Université des sciences et technologies de Lille. «J’ai toujours été passionné par les cartes et l’analyse spatiale. Les cours en géomorphologie, en climatologie, en biogéographie ou encore en pédologie m’ont captivé, satisfaisant sans doute à mon besoin d’opérationnalité», commente avec recul Guillaume Malaterre. C’est dans ce même amphi qu’il rencontre celle qui deviendra son épouse. Elle se spécialise en…

Séverine Ballereau : Aller au bout des choses
Femme de caractère, Séverine Ballereau a poussé loin son cursus universitaire, y compris jusqu’à Brasilia. De quoi construire une belle carrière en Normandie. C’est dans la commune de Chamalières, ancien fief de Valéry Giscard d’Estaing, que Séverine Ballereau est née. Ses souvenirs de jeunesse dans le Puy-de-Dôme sont éclectiques : s’essayer au skateboard, construire des cabanes, pratiquer l’up-cycling (donner une seconde vie à un objet en le transformant) ou réparer les petits trains de son frère « plutôt tenter de le faire », souligne t’elle avec malice. Hormis cela, sa scolarité se passe sans encombre ni idée pour la suite d’ailleurs. Après son bac, Séverine Ballereau jette son dévolu sur le DEUG Aménagement du Centre d’Études supérieures d’Aménagement de Tours. Les enquêtes de sociologie et les cours de cartographie, avec rotring et calculs de proportionnalité, l’enthousiasment. Pour étoffer son CV, elle se dirige vers la…

Amélie Dozias : carto un jour, carto toujours
Amélie Dozias n’est pas trop du genre à se tourner les pouces. Cette amoureuse de la forêt préfère se sentir utile et répondre à de nouveaux enjeux professionnels. Ses 40 ans, Amélie Dozias les aura en 2022, mais le temps des questions et des bilans attendra encore ! D’autant que la jeune femme se sent pleinement épanouie dans sa vie actuelle, tant au niveau professionnel que personnel. Née en région parisienne, elle conserve de précieux souvenirs de son enfance passée dans le village de Paucourt (45), situé dans la clairière de la forêt de Montargis. « J’ai en tête les balades que nous partagions en famille le week-end. À pied ou en vélo, j’étais accompagnée par mon chien Fergus, un Setter irlandais qui m’avait été offert pour mes 8 ans », se remémore Amélie Dozias. Aujourd’hui, elle savoure toujours le temps des randonnées en pleine…

Marie Gély : «Géo trotteuse», de Perpignan à Nouméa…
Marie Gély n’est pas une femme qui planifie chaque menu détail de son existence. Elle se laisse guider par ses envies et le hasard des rencontres et des opportunités… Dans ses rêves de petite fille, jamais Marie Gély ne s’était imaginée géomaticienne. « Ce n’était pas aussi connu qu’institutrice ou infirmière ! Maintenant encore, mon entourage me pose des questions sur la finalité de mon métier ». Née d’une mère infirmière et d’un père cadre supérieur dans la banque, c’est plus le hasard de la vie qui la conduit sur la voie de l’information géographique alors qu’elle suit un DUT statistique et traitement informatique des données à l’IUT de Carcassonne. « En découvrant le module SIG, j’ai eu un véritable déclic » ! Motivée, elle poursuit avec la licence professionnelle de traitement de l’information géographique. Une fois diplômée, elle intègre l’unité de recherche faune sauvage et développement…

Portait Kurt Schaerer : Le SIG en adresse
Kurt Schaerer se voyait réparateur... Aujourd’hui, il est spécialiste en géomatique au centre de compétences SIG de La Poste Suisse, après avoir débuté en tant que facteur. De son enfance à Delémont, le chef-lieu du canton du Jura (Suisse), Kurt Schaerer en retient de doux souvenirs, comme les heures passées à se fabriquer des jeux en bois dans la scierie de son père. Cette envie de « bidouiller » va le conduire à suivre un apprentissage en réparation radio/TV alors qu’il vient d’avoir 18 ans. Mais lui qui aime tant bricoler est rapidement déçu par l’évolution du métier. « Il a perdu de sa valeur avec les circuits électroniques. Nous n’avions plus à rechercher nous-mêmes la panne, un détecteur le faisait à notre place ». Un peu lassé, c’est volontiers qu’il accompagne un camarade à un examen de recrutement organisé par La Poste. Finalement des deux, c’est lui qui est reçu.

L’appel de la forêt
Jérôme Haas se décrit comme un geek, passionné d’informatique, de SIG et de jeux de rôles. Pour se ressourcer et cultiver son calme et sa patience, il pratique la randonnée en forêt... Né à Altkirch (Haut-Rhin) en 1982, Jérôme Haas rêve depuis toujours de devenir forestier. Passionné de nature passant des heures à arpente les chemins de sa forêt natale, il se découvre une autre passion pour l’informatique et la nature. C’est donc en toute logique qu’après un bac agricole suivi d’un BTS en gestion forestière, il cultive sa fibre technophile en obtenant un DUT « Statistiques et Traitement de l’Information des données » puis, en 2006, une licence pro en SIG. Fraîchement diplômé, il décroche un premier poste de géomaticien au Conseil Général de Meurthe et Moselle, à la Direction de l’aménagement du territoire. D’abord vacataire puis contractualisé, pendant quatre ans, il crée et produit de la cartographie dans le domaine routier,…

Un métier construit pièce par pièce
Experte SIG Senior Chez Egis, Magali Barrué s'adonne à la mosaïque. Cette passion requiert les qualités exigées dans son métier : analyse de l'existant, structuration des fragments et beaucoup de patience ! Née à Pau, Magali Barrué passe son enfance dans le Sud-Ouest. Rêvant de devenir vulcanologue, elle se lance dans des études d’histoire/géographie. Là, elle se passionne pour cette manière dont les cartes expliquent la géographie. Son vœu de volcans part alors en fumée : elle sera géomaticienne ! Ses études en DEA l’amènent à franchir les portes d’EDF pour y réaliser son stage. Elle y découvre le SIG à travers ArcView II et met en place la base de données SIGEA, pour Système d’Information Géographique de l’Environnement en Aquitaine. Soutenue par EDF, elle entame trois ans de recherches appliquées et obtient son doctorat en 1999 à l’Institut EGID (Université de Bordeaux Sciences). Sa thèse a pour angle et titre « Conception et…