Natif du Burkina Faso, Bazile Gagre travaille aujourd’hui en région parisienne. Passionné de géomatique, le responsable SIG se plaît aussi à parcourir l’été les plateaux du Vercors.
C’est à Pabré, une commune du Burkina Faso, que grandit Bazile Gagre, entouré de ses parents, agriculteurs et éleveurs, et de ses sept frères et soeurs. « En dehors de l’école, mon emploi du temps était rythmé par les travaux saisonniers. Pendant la saison des pluies, j’aidais aux semailles et aux récoltes dans les champs ; je nourrissais nos animaux de basse-cour ou les menais en pâture. Durant la saison sèche, je passais de longues heures à pêcher et à nager près du barrage avec mes cousins », se remémore-t-il. Sérieux et appliqué, il obtient de bons résultats scolaires, notamment en sciences et en géographie. Il s’imagine alors prêtre ou pilote.
Son bac en poche, il opte finalement pour une licence en mathématiques appliquée aux sciences. Un choix déterminant puisqu’il y rencontre celle qui deviendra son épouse des années plus tard. Bazile Gagre poursuit avec un master en sciences sociales, « espérant pouvoir mieux comprendre le monde », et pour lequel il doit quitter le Burkina Faso et s’installer à Paris afin d’intégrer l’École des hautes études en sciences sociales. Les cours l’enthousiasment ! Traitant de géomatique, de SIG et de cartographie, l’un d’eux l’amène à étudier la sémiologie graphique de Jacques Bertin et l’apport des études africaines dans l’élaboration de sa réflexion : cas d’étude d’un territoire du Burkina.
« Je passais mon temps libre dans le laboratoire de géomatique, participant à tous les ateliers proposés. Je superposais des données et mettais notamment à jour des cartes d’état-major », se rappelle notre interlocuteur. C’est en toute logique qu’ il ponctue son parcours de formation avec un master 2 spécialisé en géomatique, rejoignant l’Université de Cergy- Pontoise. Il est embauché comme géomaticien al ternant par la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise pour acquérir et gérer les données assainissement dans le SIG, et pour mettre en place une application métiers de gestion des interventions sur le réseau. Cette première expérience est formatrice et ne fait que conforter ses ambitions professionnelles.
C’est à Pabré, une commune du Burkina Faso, que grandit Bazile Gagre, entouré de ses parents, agriculteurs et éleveurs, et de ses sept frères et soeurs. « En dehors de l’école, mon emploi du temps était rythmé par les travaux saisonniers. Pendant la saison des pluies, j’aidais aux semailles et aux récoltes dans les champs ; je nourrissais nos animaux de basse-cour ou les menais en pâture. Durant la saison sèche, je passais de longues heures à pêcher et à nager près du barrage avec mes cousins », se remémore-t-il. Sérieux et appliqué, il obtient de bons résultats scolaires, notamment en sciences et en géographie. Il s’imagine alors prêtre ou pilote.
Son bac en poche, il opte finalement pour une licence en mathématiques appliquée aux sciences. Un choix déterminant puisqu’il y rencontre celle qui deviendra son épouse des années plus tard. Bazile Gagre poursuit avec un master en sciences sociales, « espérant pouvoir mieux comprendre le monde », et pour lequel il doit quitter le Burkina Faso et s’installer à Paris afin d’intégrer l’École des hautes études en sciences sociales. Les cours l’enthousiasment ! Traitant de géomatique, de SIG et de cartographie, l’un d’eux l’amène à étudier la sémiologie graphique de Jacques Bertin et l’apport des études africaines dans l’élaboration de sa réflexion : cas d’étude d’un territoire du Burkina.
« Je passais mon temps libre dans le laboratoire de géomatique, participant à tous les ateliers proposés. Je superposais des données et mettais notamment à jour des cartes d’état-major », se rappelle notre interlocuteur. C’est en toute logique qu’ il ponctue son parcours de formation avec un master 2 spécialisé en géomatique, rejoignant l’Université de Cergy- Pontoise. Il est embauché comme géomaticien al ternant par la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise pour acquérir et gérer les données assainissement dans le SIG, et pour mettre en place une application métiers de gestion des interventions sur le réseau. Cette première expérience est formatrice et ne fait que conforter ses ambitions professionnelles.
Modéliser les villes
Avant même qu’il ne soit diplômé, l’agglomération Grand Paris Sud Seine Essonne Sénart lui promet de le recruter. Pendant près de deux ans, il va y occuper le poste de géomaticien, se chargeant de l’administration du SIG intercommunal et du portail. Il participe également à la réalisation de l’observatoire territorial annuel portant notamment sur la population, la voirie et autres thèmes. Au moment de renouveler son titre de séjour, il démissionne au profit d’un métier exercé en CDI. Synergie Technologie lui propose un emploi d’ingénieur géomatique 3D/smart city pour le compte du Gouvernement
Monégasque. Avide de nouvelles découvertes, Bazile Gagre fait ses valises et part à Monaco en plein Covid. « Peinant à trouver une location dans un tel contexte épidémique, je suis resté un bon moment dans un Airbnb ». Tout de suite, le job lui plaît, d’autant qu’il l’amène à manipuler les technologies numériques de modélisation numérique des villes. Progressivement au fil des mois, ce ne sont plus quatre directions mais quatorze qui ont recours au SIG. En 2022, Bazile Gagre choisit de retourner en région parisienne. Restée jusqu’alors à Ouagadougou, sa compagne le rejoint.
Lui devient chef de projet SIG-Webmapping pour le Conseil départemental de la Seine- Saint-Denis. Il assure la mutualisation des différents SIG et le déploiement du portail cartographique. En parallèle, il accepte un poste de chargé d’enseignement vacataire SIG, notamment pour les Universités de Paris-Saclay et de Cergy-Pontoise, lui qui aime transmettre. Depuis avril 2024, il est responsable de service SIG pour le Syndicat Mixte pour la collecte, le transport et le traitement des eaux usées des bassins de la Thève de l’Ysieux et de la Nonette. « Près de mon lieu de travail, j’aperçois souvent des biches près de ma maison. Le week-end, je me promène au bord de l’Oise… Cet environnement me rappelle celui de mon enfance ».
Il pilote le marché et le déploiement du SIG, structure et administre les bases de données patrimoniales, coordonne les projets avec les communes et les prestataires. « J’ai le sentiment de réaliser une activité utile et profitable aux citoyens ». L’an passé, Bazile Gagre s’est marié et le couple a accueilli son premier enfant. Nul ne doute que ses parents lui feront prochainement découvrir leurs terres natales. D’autant que Bazile vient de fonder le Réseau des Géomaticiens Burkinabè de la Diaspora, pour fédérer les compétences au service du développement du Burkina Faso…
Fanny Perrin d'Arloz
Monégasque. Avide de nouvelles découvertes, Bazile Gagre fait ses valises et part à Monaco en plein Covid. « Peinant à trouver une location dans un tel contexte épidémique, je suis resté un bon moment dans un Airbnb ». Tout de suite, le job lui plaît, d’autant qu’il l’amène à manipuler les technologies numériques de modélisation numérique des villes. Progressivement au fil des mois, ce ne sont plus quatre directions mais quatorze qui ont recours au SIG. En 2022, Bazile Gagre choisit de retourner en région parisienne. Restée jusqu’alors à Ouagadougou, sa compagne le rejoint.
Lui devient chef de projet SIG-Webmapping pour le Conseil départemental de la Seine- Saint-Denis. Il assure la mutualisation des différents SIG et le déploiement du portail cartographique. En parallèle, il accepte un poste de chargé d’enseignement vacataire SIG, notamment pour les Universités de Paris-Saclay et de Cergy-Pontoise, lui qui aime transmettre. Depuis avril 2024, il est responsable de service SIG pour le Syndicat Mixte pour la collecte, le transport et le traitement des eaux usées des bassins de la Thève de l’Ysieux et de la Nonette. « Près de mon lieu de travail, j’aperçois souvent des biches près de ma maison. Le week-end, je me promène au bord de l’Oise… Cet environnement me rappelle celui de mon enfance ».
Il pilote le marché et le déploiement du SIG, structure et administre les bases de données patrimoniales, coordonne les projets avec les communes et les prestataires. « J’ai le sentiment de réaliser une activité utile et profitable aux citoyens ». L’an passé, Bazile Gagre s’est marié et le couple a accueilli son premier enfant. Nul ne doute que ses parents lui feront prochainement découvrir leurs terres natales. D’autant que Bazile vient de fonder le Réseau des Géomaticiens Burkinabè de la Diaspora, pour fédérer les compétences au service du développement du Burkina Faso…
Fanny Perrin d'Arloz
| 1991 Naissance à Pabré (Burkina Faso). |
| 2012 Baccalauréat scientifique au lycée privé « Les cracks » à Ouagadougou. |
| 2016 Licence en mathématiques et applications aux sciences à l’Université Ouaga 3S de Ouagadougou. |
| 2018 Master Territoire, Espace, Société à l’École des hautes études en sciences sociales à Paris (75). |
| 2019 Master 2 Géomatique appliquée aux études urbaines-risque à l’Université de Cergy-Pontoise (95). |
| 2019 Géomaticien à Grand Paris Sud Seine Essonne Sénard à Evry-Courcouronnes (91). |
| 2021 Ingénieur géomatique chez Synergie Technologie pour le Gouvernement Monégasque (98). |
| 2022 Chef de projet SIG-Webmapping au Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis (93). |
| Depuis 2020 Enseignant vacataire SIG pour les universités de Paris-Saclay et de Cergy-Pontoise (95). |
| Depuis 2024 Responsable du service SIG du Syndicat mixte pour la collecte, le transport et le traitement des eaux usés des bassins de la Thève, de l’Ysieux et de la Nonette à Asnières-sur-Oise (95). |