Omniprésente dans les transports publics, la donnée géographique ne sert plus seulement à représenter des lignes et des arrêts. Le SIG devient progressivement le référentiel commun permettant de localiser les infrastructures et les équipements, de suivre leur maintenance, d’analyser la fréquentation ou encore de préparer les évolutions du réseau. À Genève, Lausanne, Toulouse ou Bruxelles, les opérateurs développent ainsi des applications accessibles aux différents métiers, tandis que le rapprochement avec le BIM permet d’intégrer les données produites lors de la conception des nouvelles infrastructures à leur gestion quotidienne.
Les données issues de l’exploitation enrichissent considérablement ces usages. Position des véhicules, retards, temps de passage, validations ou fréquentation permettent de confronter le réseau théorique à son fonctionnement réel et d’identifier les secteurs congestionnés ou insuffisamment desservis. À Toulouse, ces informations contribueront notamment à réorganiser les lignes de bus lors de l’ouverture de la troisième ligne de métro. À Dakar, elles ont participé à la conception du BRT, tandis qu’à Brest un calculateur développé en interne permet de simuler les déplacements en voiture, transports collectifs, vélo ou à pied et de tester différents scénarios d’aménagement.
La multiplication des données ouvre également la voie à des analyses beaucoup plus fines des mobilités. En croisant des dizaines de sources, des outils permettent désormais de reconstituer les déplacements selon leur origine, leur destination, leur mode ou leur horaire afin d’éclairer les décisions des collectivités. De la maintenance à l’information voyageurs, de l’accessibilité à la planification des futures lignes, le SIG s’impose ainsi au cœur du fonctionnement des transports urbains et devient un outil essentiel pour comprendre les réseaux autant que pour imaginer leur évolution.
Avec la participation des Transports publics genevois (tpg), des Transports publics de la région lausannoise (tl), des Transports publics fribourgeois (TPF), de la RATP, de Tisséo Collectivités, de la STIB à Bruxelles, de Brest Métropole et du Pays de Brest, de l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane à Dakar, de Mobility Metrix et d’Esri Suisse.
Article payant de 8 pages réalisé par Valérie Handweiler.
Transports urbains : le SIG au cœur du réseau
Publié le 30/09/2026